Ce que l'on abandonne en faisant du tri, ce ne sont peut-être pas les objets, mais nos émotions et nos attachements au passé
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Il y a quelque temps, j'ai vu sur Zhihu une question à propos du « tri et du désencombrement »[1], qui disait que cette pratique pouvait parfois susciter une forme d'anxiété subtile. La discussion portait sur la frontière entre les objets et les sentiments.
Justement, pendant les quelques jours où je suis rentré chez moi pour le Nouvel An, j'ai moi aussi ressorti pas mal de vieilles choses que j'avais gardées.
Au départ, je voulais simplement faire un peu de rangement. Les tiroirs, les placards et les objets entassés dans les coins n'avaient pas été touchés depuis trop longtemps, et je pensais juste trier un peu pour libérer de la place. Mais une fois que j'ai vraiment commencé à fouiller, je me suis rendu compte que ce n'était pas si simple.
Certaines choses ne servent clairement plus à rien, et pourtant on n'arrive toujours pas à les jeter.
Quelques vêtements que je n'avais pas portés depuis des années, dont la coupe ne me correspond plus et dont la taille ne va plus vraiment ; des cahiers du lycée, avec encore beaucoup de pages blanches à la fin ; et puis toutes sortes de petits objets épars, pas très utiles à garder, mais qu'on trouve malgré tout dommage de jeter.
Ils restaient là, tranquillement. D'habitude, je n'y pensais pas, et je n'allais pas vraiment les toucher. Mais dès que je les prenais en main pour les sortir, je m'arrêtais quand même un instant.
Au début, je pensais que c'était seulement parce que je n'aimais pas gaspiller. Ou bien à cause de cette pensée très ordinaire : gardons-les encore un peu, on ne sait jamais, cela pourra peut-être resservir un jour.
Mais en continuant à ranger, j'ai peu à peu senti que ce n'était pas tout à fait ça.
Ce qui empêche vraiment de lâcher prise, bien souvent, ce n'est pas l'objet lui-même. Les vieilles choses ressemblent davantage à des indices : en les suivant, on repense toujours à une période de sa vie, à une émotion très précise, ou à une version de soi qui n'est plus tout à fait celle d'aujourd'hui. Comme si, tant que l'objet est encore là, le passé n'était pas vraiment parti ; tant qu'il reste sous nos yeux, cette vie déjà révolue n'est pas totalement achevée.
À bien y réfléchir, ce que l'on abandonne à la fin, avec le désencombrement, ce ne sont peut-être pas les objets, mais certaines choses liées au passé.
L'objet en lui-même n'est peut-être pas si important. Ce qui nous fait hésiter, ce sont les souvenirs qui s'y accrochent, des émotions qui ne se sont pas entièrement dissipées, et aussi ces parts de nous, difficiles à nommer, qui n'acceptent pas tout à fait de laisser les choses derrière elles.
Quand on garde un vieux vêtement, ce n'est pas forcément le vêtement en lui-même que l'on retient, mais la période de vie pendant laquelle on le portait. Si l'on a du mal à jeter un vieux carnet, ce n'est pas forcément parce qu'il contient quelque chose de si important ; le plus souvent, c'est parce qu'il nous ramène à des souvenirs d'une période particulière, des souvenirs auxquels on tient encore. Il nous rappelle qui nous étions alors, et cet état d'esprit auquel on ne peut plus revenir.
Il y a même des choses dont nous savons très bien que nous ne les utiliserons probablement plus jamais, et pourtant nous nous disons quand même, presque sans réfléchir : gardons-les encore un peu. Beaucoup de ces « gardons-les encore un peu » ne sont peut-être qu'une manière de ne pas affronter, pour l'instant, le fait qu'elles n'ont plus d'utilité.
Ce que nous retenons, ce n'est peut-être pas l'objet, mais ce lien entre nous et le passé qui ne s'est pas encore tout à fait desserré.
Les gens sont sans doute souvent ainsi. Nous avons de l'affection pour le passé, des attachements envers ce qui n'a pas été mené jusqu'au bout, et face à ce que nous avons autrefois espéré sincèrement sans que cela ne se réalise, il reste toujours un peu de regret.
Peut-être qu'une autre manière de comprendre le désencombrement n'est pas de savoir quoi jeter, mais de savoir quoi accepter.
Accepter que ce vêtement ne sera plus jamais porté. Accepter que certaines périodes sont déjà passées. Accepter que certaines personnes et certaines choses n'appartiennent réellement qu'au passé. Et accepter aussi que le soi d'autrefois, qui nourrissait des attentes très nettes envers beaucoup de choses et envers l'avenir, a peu à peu changé : il est moins tranchant, moins assuré qu'avant.
Alors oui, si l'on n'arrive pas à se séparer de quelque chose, c'est peut-être parce qu'on y tient vraiment. Mais en regardant plus profondément, il n'y a peut-être pas seulement de la tendresse : il y a aussi du regret, de l'insatisfaction, et cette réticence à admettre que, oui, cette histoire s'arrête ici.
Nous déposons ces émotions dans les vieux objets, nous les rangeons, nous les conservons, sans les toucher. Comme si nous leur trouvions un endroit où se poser. Mais avec le temps, la poussière s'accumule sur les choses, et les émotions, elles aussi, deviennent plus lourdes.
Avec le recul, je me dis que si l'on se sent fatigué, ce n'est pas forcément parce que le présent est si difficile. C'est peut-être aussi parce qu'on avance en portant encore des choses qui ont déjà perdu leur sens.
Voilà pourquoi ce qui compte vraiment dans le désencombrement, c'est de revoir, au cours de ce processus, pourquoi l'on n'a jamais réussi à lâcher prise. Certaines choses ont déjà accompli leur rôle, et certaines périodes sont réellement terminées. Elles nous ont accompagnés sur un bout de chemin, et cela suffit déjà.
Certaines choses, même lorsqu'elles ne sont plus près de nous, restent dans la mémoire ; certains morceaux du passé, même si nous n'y revenons plus sans cesse, ne cessent pas pour autant d'avoir existé. Peut-être que le véritable lâcher-prise ne consiste pas seulement à vider le passé de ses objets, mais aussi à ne plus laisser le passé occuper la vie d'aujourd'hui.
Bien sûr, tout cela est facile à dire. Mais quand vient le moment de jeter de ses propres mains quelque chose - que ce soit un objet, une émotion ou un attachement -, il est encore difficile d'agir avec netteté d'un seul coup.
Au bout du compte, je n'ai d'ailleurs pas jeté tant de choses que ça.
Le lien entre une personne et son passé ne peut de toute façon pas se rompre complètement d'un seul coup. Les vieux objets ne sont qu'une porte d'entrée. En les rangeant, j'ai aussi aperçu ces souvenirs, ces émotions et ces attachements que je n'avais jamais vraiment regardés en face, mais qui étaient restés là, au fond de moi. Ce que l'on abandonne réellement, ce ne sont pas les objets, mais les émotions et les attachements liés au passé.
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